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Face au succès du « Club des Supporters de Nicolas Sarkozy » durant la campagne présidentielle, Yves Jégo a lancé le Réseau NS dès le mois de juin 2007. Ce réseau fédère aujourd’hui les personnalités de la société civile qui soutiennent l’action du Président de la République. Il s’agit d’un réseau informel, sans adhésion, fonctionnant via Internet, ayant pour objectif de partager l’information et d’alimenter le débat politique. Le Réseau compte aujourd’hui plus de 12 300 inscrits et bénéficie du soutien de plus d’une soixantaine de parlementaires et élus.

PARIS, 23 juin 2009 (AFP) - Les éditorialistes de la presse quotidienne sont restés sur leur faim après le discours très attendu de Nicolas Sarkozy devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles lundi.
Pour Erik Izraelewicz de La Tribune, le discours a été "plus solennel que substantiel" et annonce "un changement plus solennel que substantiel".
"Absent du Congrès depuis un siècle et demi, le chef de l’Etat y est revenu par la petite porte", écrit Jean-Francis Pécresse dans Les Echos. "La dimension limitée de ce discours présidentiel d’un genre nouveau est assumée" selon lui.
Dans Libération, Laurent Joffrin fait chorus : "La droite elle-même ne cachait pas sa déception. Un discours inattendu par son caractère...attendu.", note-t-il.
Nombreux sont ceux qui relèvent comme François Ernenwein dans La Croix que "le chef de l’État a égrené un véritable programme de gouvernement".
Rôle habituellement dévolu à celui que Patrick Apel-Muller dans L’Humanité décrit "sagement assis à son banc, le premier ministre qui, selon la Constitution, +conduit la politique de la France+, écoutait, un peu absent, les consignes qui tombaient de la bouche présidentielle."
Jean-Marcel Bouguereau ironise dans La République des Pyrénées, "ce discours présidentiel était un discours de premier ministre. Ca tombe bien puisqu’il n’y a plus de Premier ministre !".
De son côté, dans Nord Eclair, Patrick Pépin affirme que "nous avons changé de république. Celle-ci s’apparente à un régime présidentiel à l’américaine, avec toutes les nuances monarchiques issues de notre histoire."
Michel Lépinay de Paris-Normandie se pose la même question que nombre de ses confrères : "tout ça pour ça ?", se demande-t-il estimant que "l’ensemble laissait un peu sur sa faim".
Les éditorialistes sont enclins à croire comme Philippe Palat du Midi Libre que Nicolas Sarkozy veut "enfin enfiler le costume de l’homme d’Etat d’envergure". Pour lui, le président souhaite "se débarrasser de son image d’+hyperactif tendance égocentrique en campagne permanente+" et devenir "celui qui propulse le pays vers des horizons nouveaux et universels. Vers 2012, surtout !" prédit-il.
"D’où vient alors cette étrange impression que le président a raté son coup ?" s’interroge Olivier Picard (Les Dernières Nouvelles d’Alsace), qui trouve qu’il "manquait du souffle, de l’imagination, de l’émotion."
Etienne Mougeotte est le seul dans Le Figaro à croire que "le discours de Versailles avait incontestablement du soufle" et pense même qu’on "aura de la peine à contester au chef de l’Etat une audace visionnaire et mobilisatrice".
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